15.06.2007
Questionnaire de Proust
Le Questionnaire de Proust ( 1886), avec mes réponses
Ma vertu préférée : l'intelligence, bon ok c'est pas une vertu..
Le principal trait de mon caractère : la misanthropie
La qualité que je préfère chez les hommes : l'intelligence encore nous on aime pas les cons
La qualité que je préfère chez les femmes : et non c'est pas l'intelligence, les filles c'est bête c'est bien connu, donc : l'humour
Mon principal défaut : le stress envahissant, la colère
Ma principale qualité : disons...mm très difficile. L'écoute, la curiosité (intellectuelle cela va sans dire)
Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : leur fiabilité, leur présence
Mon occupation préférée : fumer
Mon rêve de bonheur : euh le bonheur tout court ? c'est déjà pas mal
Quel serait mon plus grand malheur ? la solitude pour l'éternité
A part moi -même qui voudrais-je être ? un agriculteur dans la creuse pour découvrir les joies de la nature
Où aimerais-je vivre ? Paris, quelle question
La couleur que je préfère : le noir
La fleur que j'aime : les tubéreuses
L'oiseau que je préfère : j'aime pas les oiseaux, c'est moche et c'est sale.
Mes auteurs favoris en prose : Céline, Flaubert
Mes poètes préférés : Verlaine
Mes héros dans la fiction : Frédérique Moreau (l'éducation sentimentale)
Mes héroïnes favorites dans la fiction : Phèdre
Mes compositeurs préférés : Bowie
Mes peintres préférés : Otto Dix, Ingres
Mes héros dans la vie réelle : Marilyn Manson
Mes héroïnes préférées dans la vie réelle : Rosa Luxembourg
Mes héros dans l'histoire : Socrate
Ma nourriture et boisson préférée : Mc do
Ce que je déteste par-dessus tout : la malhonnêteté intellectuelle, l'injustice, ma mauvaise foi et par dessus tout : la Betise
Le personnage historique que je n'aime pas : Napoléon
Les faits historiques que je méprise le plus : ça me semble évident
Le fait militaire que j'estime le plus : les guerres médiques
La réforme que j'estime le plus : aucune personne n'aime le changement voyons. Bon si disons le droit à l'avortement
Le don de la nature que je voudrais avoir : pouvoir arreter le temps, le figer (dans l'idéal je voudrais être Peter Petrelli dans Heroes
Comment j'aimerais mourir : au combat, par amour. Genre une mort héroique, pas en me prenant un platane sur la N7
L'état présent de mon esprit : la fatigue
La faute qui m'inspire le plus d'indulgence : aucune misérable pecheur
Ma devise : "Celui-là qui veut péter plus haut qu'il n'a le cul doit d’abord se faire un trou dans le dos", Rabelais
A vous maintenant !
Les réponses de Proust
Le principal trait de mon caractère. - Le besoin d'être aimé et, pour préciser, le besoin d'être caressé et gâté bien plus que le besoin d'être admiré. La qualité que je désire chez un homme. - Des charmes féminins. La qualité que je désire chez une femme. - Des vertus d'homme et la franchise dans la camaraderie. Ce que j'apprécie le plus chez mes amis. - D'être tendre pour moi, si leur personne est assez exquise pour donner un grand prix à leur tendresse. Mon principal défaut. - Ne pas savoir, ne pas pouvoir "vouloir". Mon occupation préférée. - Aimer. Mon rêve de bonheur. - J'ai peur qu'il ne soit pas assez élevé, je n'ose pas le dire, j'ai peur de le détruire en le disant. Quel serait mon plus grand malheur. - ne pas avoir connu ma mère ni ma grand-mère. Ce que je voudrais être. - Moi, comme les gens que j'admire me voudraient. Le pays où je désirerais vivre. - Celui où certaines choses que je voudrais se réaliseraient comme par un enchantement et où les tendresses seraient toujours partagées. La couleur que je préfère. - La beauté n'est pas dans les couleurs, mais dans leur harmonie. La fleur que j'aime. - La sienne- et après, toutes. L'oiseau que je préfère. - L'hirondelle. Mes auteurs favoris en prose. - Aujourd'hui Anatole France et Pierre Loti. Mes poètes préférés. - Baudelaire et Alfred de Vigny. Mes héros dans la fiction. - Hamlet. Mes héroïnes favorites dans la fiction. - Bérénice. Mes compositeurs préférés. - Beethoven, Wagner, Schumann. Mes peintres favoris. - Léonard de Vinci, Rembrandt. Mes héros dans la vie réelle. - M. Darlu, M. Boutroux. Mes héroïnes dans l'histoire. - Cléopâtre. Mes noms favoris. - Je n'en ai qu'un à la fois. Ce que je déteste par-dessus tout. - Ce qu'il y a de mal en moi. Caractères historiques que je méprise le plus. - Je ne suis pas assez instruit. Le fait militaire que j'admire le plus. - Mon volontariat ! La réforme que j'estime le plus. - Le don de la nature que je voudrais avoir. - La volonté, et des séductions. Comment j'aimerais mourir. - Meilleur - et aimé. État présent de mon esprit. - L'ennui d'avoir pensé à moi pour répondre à toutes ces questions. Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence. - Celles que je comprends. Ma devise. - J'aurais trop peur qu'elle ne me porte malheur
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Madeleine indigeste ou Marcel dans tous ses états
On ne touche pas à Proust, c'est un fait. Hors de question de manifester du désinterêt pour son oeuvre. Proust est inattaquable. Sorte d'allégorie de la littérature française pendant des années, objet d'innombrables, au sens propre, études, Proust est au centre et nous gravitons autour, pauvres satellites admiratifs. Disséqué, inspecté, analysé, Proust semble pouvoir se réduire à la somme de ses parties que des générations de critiques ont fragmentées à force d'études. Que reste t il donc aujourd'hui de ce pauvre Marcel ? Son style d'une part, bien connu, un certain goût masqué pour l'autobiographie, une philosophie de l'existence, le temps, la madeleine, l'homosexualité, la mort. Un amas, palimpseste, de caractères éparpillés. Quelle difficulté de recréer une unité dans l'oeuvre de ce personnage (car il est bien plus un personnage que les hommes de ses romans).. Proust la tête en bas, attaché à pommier, pieds et poings liés : c'est l'image qui me vient lorsque je pense à lui. Mon propos ici n'est pas de l'encenser encore une fois, de parcourir ses écrits et d'entrer à nouveau dans son oeuvre. Mais de comprendre la place étrange qu'il occupe dans le paysage littéraire. Personne n'aurait donc entrevu le danger de vouloir aller toujours plus loin dans son oeuvre, ne lui laissant aucun répit, étouffant tout mystère, interprétant à volo les moindres détails ? Peut être est ce pour cela que je n'ai jamais vraiment été transporté par la Recherche. Peut être est ce surtout que je cherche des responsables à mon manque d'intérêt pour elle. Parce que oui, j'ose le dire : Proust ce n'est pas ma tasse de thé. Un je ne sais quoi presque insensible qui me repousse. Je ne suis pas émue, ses réflexions philosophiques ne m'inspirent pas. Je frôle l'indigestion. J'étouffe. De l'air. Dois je maintenant m'exiler au fin fond de l'Afrique pour avoir osé prononcer ces paroles mortifères ? Fuir cette horde d'universitaires menaçant de m'assommer à coup de pléiades ? Manquerais je de goût ? Finissons en avec ces figures mortifiantes, ces écrivains qui nous forcent à l'admiration, nous faisant sentir à quel point nous sommes faibles face à eux, ces génies. Si Dieu est mort, Proust peut bien rester dans sa tombe.
Sans rancune je vous donne le célèbre questionnaire de Proust dans la prochaine note.
11:40 Publié dans Bouillon de poule de culture | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, Proust
14.06.2007
Vitalic
15:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
